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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 22:09

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 10:21

ramadanok

 

 

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Quelques points relatifs au Mois de Ramadan

 

 

Par 'Ammar Abou Nawwas.

 

 


 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 10:44

Zakât Al-Fitr


Shaykh Sâlih Al-Fawzân

 

Transparent Bismillah


 

L’aumône de la rupture (zakât al-fitr) du mois béni de Ramadan est appelée ainsi en raison de la rupture du jeûne qui en est la cause, son nom est donc lié à sa cause.

La preuve de son caractère obligatoire est rapportée dans le Coran, la Sunna et le consensus des savants.

Allah dit : « A réussi celui qui se purifie » (Al-‘Alâ : 14). Certains salafs ont dit : « Le sens de se purifier (dans ce verset) est le fait de donner l’aumône de la rupture », et cela entre dans la globalité de la Parole d’Allah : « Accomplissez la prière, donner la zakât et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. » (Al-Baqarah / 43)


Al-Bukhârî et Muslim (et d’autres) rapportent la parole du Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) : « Allah a rendu obligatoire l’aumône de la rupture d’un Sa’ de grains ou d’orge, pour l’esclave et l’homme libre, l’homme et la femme, le jeune et le vieux musulman. »

Et de nombreux savants ont rapporté qu’il y avait un consensus des musulmans sur son caractère obligatoire.


La sagesse de sa législation est qu’elle est une purification pour le jeûneur des péchés et abus, c’est aussi un repas pour les pauvres et un remerciement adressé à Allah pour nous avoir permis de terminer l’obligation du jeûne.


L’aumône de la rupture est obligatoire pour tout musulman, homme femme, enfant, vieux, esclave homme libre d’après le hadith de 'Abdullah Ibn ' Umar qui a dit : « Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a légiféré l’aumône de la rupture sur l’homme et la femme, l’homme libre et l'esclave, d’un Sa’… » légiféré, c'est-à-dire rendu obligatoire.


Ce hadith montre aussi la valeur et la nature de ce que chaque personne doit donner. Sa valeur est d’un Sa’ qui équivaut à 4 Mudd (un Mudd est ce qui est contenu dans deux mains jointes). Et la nature de ce qui doit être donné est la nourriture répandu dans le pays, que ce soit du blé, de l’orge, des dattes, des raisins secs… ou d’autres choses encore que les gens ont pris pour habitude de manger dans le pays et qu’ils utilisent couramment, comme le riz ou tout autre chose connue dans chaque pays.


Le Prophète
(salallahu ’alayhi wasalam) a aussi montré le moment où il fallait la donner, ainsi il a ordonné de le faire avant la prière de la fête. Le meilleur moment commence avec le coucher du soleil du jour de la fête, mais on peut la donner un ou deux jours avant la fête, car Al-Bukhârî rapporte que les compagnons la donnaient un ou deux jours avant, et ils étaient unanimes sur cela. Mais il est meilleur de la donner le jour de la fête avant la prière. Et celui qui la retarde jusqu’après la prière, il doit quand même la donner mais comme une compensation cette fois (de sa faute), d’après le hadith d’Ibn ‘Abbâs : « Celui qui la donne avant la prière, elle est une aumône (zakât) acceptée, et celui qui la donne après la prière ce n’est qu’une aumône parmi d’autres. » Il est donc pécheur pour avoir retardé le don de cette aumône au-delà de son temps défini, car il a désobéi à l’ordre du prophète.


Le musulman donne cette aumône pour lui-même et ceux dont il a la charge comme épouses et proches, d’après la globalité de la parole du prophète : « Donnez l’aumône de la rupture pour ceux dont vous avez la charge. »



Et nous devons rapporter la parole d’Ibn Al-Qayyim sur la nature de ce qui doit être donné, il dit après avoir cité les cinq types de nourriture cités dans le hadith : « C’était la nourriture la plus répandue à Médine, quant aux pays ou lieux qui ont d’autres aliments, les gens doivent donner un Sa’ de la nourriture répandue chez eux, même si ce n’est pas du grain, comme le lait, la viande ou le poisson. Ils donnent la nourriture répandue chez eux, quelle qu’elle soit, et c’est l’avis de la majorité des savants, et c’est l’avis authentique. Car le but de cette aumône est de combler les besoins des pauvres en ce jour et leur donner ce que mangent les gens de leur pays. Ainsi on peut donner de la farine, même si elle n’est pas citée dans le hadith. Quant au fait de donner du pain ou un plat, même si il est plus utile aux pauvres à court terme puisqu’il demande moins d’effort et d’attention, le grain peut être meilleur pour eux, car il se conserve plus longtemps. »


Shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah a dit : « On donne la nourriture répandue dans le pays comme le riz ou autre, à la mesure rapportée dans le hadith, et c’est un des avis rapporté de l’imam Ahmad et de la plupart des savants, et c’est l’avis le plus authentique, car la base pour les aumônes est qu’elles sont obligatoires sous la forme qui va profiter aux pauvres. »


Quant au fait de donner la valeur en argent, cela est contraire à la Sunna et cela n’est pas valable car cela n’est pas rapporté du prophète, ni d’aucun des compagnons.


L’imam Ahmad a dit : « Il ne faut pas donner la valeur en argent. On lui dit : « Des gens disent que ‘Umar ibn ‘Abd Al-‘Azîz acceptait l’argent ? » Il dit : « Ils laissent la parole du Prophète
(salallahu ’alayhi wasalam) et ils disent : untel a dit, alors qu’Ibn ‘Umar a dit : « « Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a rendu obligatoire l’aumône de la rupture d’un Sa’… » 


Et il faut que l’aumône de la rupture parvienne à celui qui la mérite dans le temps limité pour la donner, ou qu’elle parvienne à celui qui est chargé de la récolter. Et si on ne trouve personne qui veuille s’en charger, on doit la donner à une autre personne. Et c’est là que beaucoup de personnes font erreur lorsqu’ils donnent leur aumône à quelqu’un qui n’a pas été chargé de cela par celui qui la mérite. Elle n’est donc pas donnée de manière correcte, il faut donc y prêter attention.


Source :
Al-Mulakhas Al-Fiqhi, p.351-354


Traduit par les Salafis de l’Est

  


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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 13:22

 

Au nom d’Allah,

L’infiniment Miséricordieux,

Le très Miséricordieux

  

Ce qui suit est une traduction rapprochée de la fatwa

  

Quand est ce que commence les 10 derniers jours de Ramadan ?

 

Fatwa de CHEYKH IBN BAZ –rahimahuAllah- lors de l’émission « Nour ‘ala ad-darb »

************

QUESTION : Si je veux veiller les 10 derniers jours des nuits de Ramadan, quand est ce que je commence ?

  

REPONSE :  Après la prière d’el ‘icha, le prophète صلى الله عليه وسلم veillait les 10 derniers jours de Ramadan et ‘Aicha-RaDi Allahou ‘anha-a rapporté : « Lorsque le Prophète صلى الله عليه وسلم atteignait les dix derniers jours du mois de Ramadan, il se serrait la ceinture (allusion au fait qu'il s'isolait de ses femmes, cf.: Fath Al Bâri), veillait la nuit (en prière), et réveillait ses proches. » 

  

C’est ce qui est préférable, si cela vous est facilité. Et si on dort un peu pour se renforcer, il n y a pas de mal. Celui à qui Allah à destiné de veiller ces nuits-là, alors c’est une sounnah et un rapprochement (vis-à-vis d’Allah), c’est-à-dire, par la prière, la lecture du Qor-an, les invocations, et la demande de pardon (el istighfar).

 

Le commentateur (radio) dit : « Pourriez-vous, votre éminence, citer la date (à laquelle débute les 10 dernières nuits), car il apparait que c’était sa question (c’était une femme qui a posé la question via la radio) ? »

 

Réponse : « La Sounnah est de veiller toutes les 10 dernières nuits. Ceci est la Sounnah. Et si on veille, les nuits impaires (21, 23, 25, 27, 29), il n y a pas de mal. Mais il est préférable de veiller toutes ces nuits et, particulièrement, les nuits impaires, étant donné que c’est à ce moment-là qu’il est plus propice de trouver la Nuit du Destin.

 

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Cherchez-là (Leylatul Qadr) dans les nuits impaires » et dans certaines versions « Cherchez-là dans les 10 dernieres (nuits) ». Mais, les nuits impaires sont plus favorables (pour trouver la nuit du destin), c’est-à-dire, les nuits du 21, 23, 25, 27,29 et surtout la nuit du 27.

 

Donc, les 10 dernieres nuits débutent à partir du 21 (sachant que la nuit du 21 par rapport au calendrier lunaire correspond au 20, à partir du coucher du soleil, soit el maghreb)


Ce qui est entre parenthèse  est un rajout du traducteur –Nejmeddine Abou AbdelAziz-

 

 

 

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إذا أردت أن أحيي ليالي العشر الأواخر من رمضان،   متى أبدأ؟    

 

بعد صلاة العشاء، كان النبي صلى الله عليه وسلم يحيي العشر الأواخر   من رمضان، قالت عائشة رضي الله عنها: (كان النبي صلى الله عليه وسلم إذا دخلت العشر   أحيا ليله وأيقظ أهله وشد مئزره). هذا هو الأفضل إذا تيسر له ذلك، وإن نام بعض   الشيء ليتقوى فلا بأس، أما من قدره الله على إحيائها فذلك سنة وقربى. يعني بالصلاة  والقراءة والدعاء والاستغفار. يقول المعلق: هل تتفضلون بذكر التاريخ لعلها تقصد هذا سماحة الشيخ؟ ج/ السنة إحياء ليالي العشر كلها، هذا السنة، وإذا أحيا الإنسان منها الأوتار إحدى وعشرين وثلاث وعشرين وخمس عشرين وسبع وعشرين وتسع وعشرين فلا بأس، لكن الأفضل أن يحييها كلها، لكن هذه الأوتار أولى بالإحياء، وهي متأكدة لأنها أرجى لليلة القدر، النبي صلى الله عليه وسلم قال: (التمسوها في كل وتر) وفي بعض الروايات: (التمسوها في العشر الأواخر)، لكن الأوتار أرجى الليالي إحدى وعشرون، ثلاث وعشرون، وخمس وعشرون، سبع وعشرون، تسع وعشرون، وأرجاها الليلة السابعة والعشرون. إذا العشر الأواخر تبدأ من إحدى وعشرين.

 

 

http://www.binbaz.org.sa/mat/13768

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 10:27

 

Les cours pendant la prière de Tarawih

 


 

Shaykh Muhammad Nasîr Ad-Din Al-Albânî

 

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Question : J’ai une question en rapport avec le Fiqh si vous le permettez ? Est-il permis à l’imam de la mosquée ou au prédicateur dirigeant les gens dans la prière de Tarâwîh dans la mosquée d’adresser un rappel aux gens sur certains points lors du repos entre les Raka’ât. Par exemple : les vertus de la prière, le suivi du Prophète, l’avertissement contre certaines innovations ou actes de polythéisme.

Réponse
 : La réponse est que cela est permis et interdit. Si le rappel, l’avertissement, l’ordre ou l’interdiction concerne un évènement (touchant les gens), cela est obligatoire. Mais si cela devient un programme et une habitude et qu’après quatre raka’ât par exemple ou plus ou moins, l’imam donne un cours, cela est contraire à la Sunna. S’il s’agit d’un évènement (touchant les gens), il faut attirer l’attention sur cela. Mais au point d’en faire un programme (régulier), alors la prière de Tarâwîh est une adoration indépendante par laquelle le musulman se dirige vers Allah par tous ses membres, son for intérieur, sa raison et son cœur. C’est là le but de la prière de nuit de Ramadan. Quant au fait d’organiser régulièrement des assises (cours) après deux raka’ât ou quatre, c’est là une chose que le Prophète ne pratiquait pas.
 

 

écouter le cheikh ici :

 

 

 

 

 

 

 

 

Traduit et publié par les Salafis de l’Est

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 12:33

 

Ce qui annule le jeûne.

 


Shaykh Al-‘Uthaymîn


 

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Question : Quelles sont les choses qui annulent le jeûne ?

Réponse
 : Le jeûne est annulé par :

1 – le rapport sexuel

2 – Manger

3 – Boire

4 – l’éjaculation volontaire provoquée par la recherche de plaisir

5 – tout ce qui est assimilé au fait de boire et manger

6 – vomir volontairement

7 – Le sang extrait par hijâmah (NdT : sur ce point les avis des savants divergent)

8 – Le sang des règles et de l’accouchement

Pour ce qui est de la nourriture, de la boisson et du rapport sexuel, la preuve est la Parole d’Allah : « Désormais, jouissez d’elles, et cherchez ce qu’Allah a prescrit pour vous. Et mangez et buvez jusqu’à ce que vous puissiez distinguer le fil blanc de l’aube du fil noir [de la nuit]. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. » (Al-Baqarah : 187)

Pour ce qui est de l’éjaculation volontaire provoquée par la recherche de plaisir (shahwah), la preuve est la Parole d’Allah dans le hadith qudsî à propos du jeûneur : « Il laisse sa nourriture, sa boisson et ses désirs (sexuels) pour Moi. » Et l’éjaculation est considéré comme une shahwah, d’après la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Et dans le rapport que l’un d’entre vous a avec son épouse, il y a une aumône. » Les Compagnons dirent : « Ô Messager d'Allah ! L’un d’entre nous assouvi son désir (shahwah) et il est récompensé en cela ? » Il dit : « S’il l’avait assouvi (en arabe : il dépose) dans l’illicite, n’aurait-il pas commis un péché ? De même s’il l’assouvit dans le licite, il est récompensé pour cela. » (Muslim) Et ce que l’on dépose, c’est le sperme (manî) éjaculé. C’est pour cela que l’avis authentique est que le liquide spermatique (madhî) n’annule pas le jeûne même s’il sort sous l’effet du désir et des caresses sans qu’il y ait pourtant pénétration.

Cinquièmement
 : tout ce qui est assimilé au fait de boire et manger, comme les injections nutritives qui dispensent de boire et de manger, car même si ce n’est pas de la nourriture et de la boisson, elles en portent le sens puisqu’elles dispensent de manger, et ce qui a le sens d’une chose en porte aussi le jugement. Le corps se nourrit ainsi, à travers ces injections. Quant aux injections qui ne sont pas nutritives et ne remplacent pas la nourriture et la boisson, elles n’annulent pas le jeûne, que cette injection soit faite dans une veine ou un muscle ou sur tout autre endroit du corps.

Sixièmement
 : vomir volontairement, c'est-à-dire faire sortir ce qui est dans le ventre par la bouche, et ce d’après le hadith d’Abû Hurayrah qui rapporte que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui se fait vomir, qu’il compense son jeûne et celui qui est pris de vomissements (involontaires) n’a pas à compenser. » (Abû Dâwûd, At-Tirmidhî) La sagesse en cela est que lorsque l’on vomit, le ventre se vide de nourriture et le corps a besoin de combler ce vide. Ainsi nous disons que si c’est un jeûne obligatoire, il n’est pas permis de se faire vomir, car celui qui le fait annule son jeûne.

Septièmement
 : Le sang extrait par hijâmah, d’après la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Celui qui pratique la hijâmah et celui qui se la fait faire ont rompu leur jeûne. » (Al-Bukhârî dans ses commentaires, NdT : ce qui signifie que le hadith n’a pas le même degré que ceux rapporté dans le corps du texte du Sahîh)

Huitièmement
 : Le sang des règles et de l’accouchement, d’après la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) à propos de la femme : « N’est-ce pas que lorsqu’elle a ses règles, elle ne prie pas et ne jeûne pas. » (Al-Bukhârî, Muslim) Les savants sont unanimes sur le fait que le jeûne de la femme en période de menstrues ou de saignement post-natal n’est pas valide.

 
Ces actes annulatifs n’invalident le jeûne qu’à trois conditions :



- La science (savoir que cette chose annule le jeûne)

- La présence d’esprit (ne pas avoir oublié au moment où on commet l’acte)

- La volonté (vouloir commettre l’acte en sachant qu’il annule le jeûne)

Donc, si on commet un acte annulatif du jeûne, celui-ci n’est invalidé que si ces trois conditions sont remplies :

Première condition
 : le jeûneur doit connaître le jugement (sur l’acte qu’il commet) et connaître l’état (dans lequel il est), c'est-à-dire le temps. S’il ne connaît pas le jugement ou l’heure, son jeûne reste valide d’après la Parole d’Allah : « Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur » (Al-Baqarah : 286), et Allah a dit : « Je l’ai fait » ; et Sa Parole « Vous n’êtes pas blâmés pour ce que vous faites par erreur, mais pour ce que vos coeurs font délibérément » (Al-Ahzab : 5), et ce sont deux preuves générales.

Il y a aussi dans la sunna des preuves authentiques spécifiques au jeûne. Al-Bukhârî rapporte que ‘Idî ibn Hâtim a jeûné et a placé sous son coussin deux lacets (utilisés pour attacher les pattes du chameau lorsqu’il s’assoit), l’un était noir et l’autre blanc. Il mangea et but jusqu’à ce qu’il puisse distinguer l’un de l’autre, et lorsque ce fut le cas, il s’arrêta. Le lendemain, il informa le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) de cela, et le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lui expliqua que le sens du fil blanc et du fil noir dans le verset n’était pas les fils connus, mais que le fil blanc était le fil blanc du jour et le fil noir celui de la nuit. Et le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) ne lui a pas ordonné de recommencer son jeûne, car il ignorait le jugement et pensait que tel était le sens du verset.

Quant au fait d’ignorer le temps (l’heure) cela est rapporté par Al-Bukhârî d’après Asmâ bint Abî Bakr qui dit : « A l’époque du Prophète, nous avons rompu le jeûne un jour nuageux et ensuite le soleil est réapparu. » Et le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) ne leur a pas ordonné de compenser ce jour de jeûne, et si cela avait été obligatoire il le leur aurait ordonné, et s’il le leur avait ordonné cela aurait été transmis à la Communauté d’après la Parole d’Allah : « c’est Nous Qui avons fait descendre le Rappel, et c’est Nous Qui le préservons » (Al-Hijr : 9). Puisque cela n’a pas été rapporté malgré le nombre de compagnons qui auraient pu le faire, nous savons qu’il ne le leur a pas ordonné et que cela n’est pas obligatoire. Un exemple similaire : si quelqu’un se lève en pensant qu’il fait encore nuit et qu’il mange et boit, puis se rend compte qu’il a mangé et bu après l’arrivée de l’aube, il n’a pas à compenser ce jour car il était ignorant.

Deuxième condition
 : la présence d’esprit, dont le contraire est l’oubli. S’il mange et boit par oubli, son jeûne reste valide et il n’a pas à compenser ce jour d’après la Parole d’Allah : « Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur » et Allah a dit : « Je l’ai fait. » Aussi d’après le hadith d’Abû Hurayrah qui rapporte que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui mange ou boit alors qu’il jeûne, qu’il complète son jeûne, car c’est Allah qui l’a nourrit et abreuvé. » (Al-Bukhârî, Muslim)

Troisième condition
 : la volonté, c'est-à-dire choisir de faire cet acte annulatif du jeûne. Et s’il ne choisit pas de la faire, son jeûne est valide, qu’il soit contraint ou non, d’après la Parole d’Allah : « Quiconque a renié la foi après avoir cru encourra la colère d’Allah - sauf ceux qui y auraient été contraints par la force alors que leurs coeurs demeurent pleins de la sérénité de la foi - mais ce sont ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, qui encourront la colère d’Allah et qui auront un châtiment terrible » (An-Nahl : 106) Si la mécréance peut être pardonnée sous la contrainte, alors a fortiori pour ce qui est moindre. Aussi d’après le hadith du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Allah a pardonné à ma communauté l’erreur, l’oubli et ce à quoi ils ont été contraints. » (Ibn Mâjah) Ainsi, si de la poussière vole jusqu’au nez du jeûneur et qu’il sent son goût dans sa gorge et descend dans son estomac, son jeûne n’est pas rompu, car il n’a pas voulu cela. De même, si on le contraint à manger et qu’il mange tout en répugnant cela, son jeûne est valide car il n’a pas choisi de le faire. Aussi, si en dormant il a un rêve érotique et éjacule, son jeûne est valide car le dormeur n’a aucune volonté propre. Aussi, si un homme contraint son épouse à un rapport sexuel alors qu’elle jeûne, le jeûne de cette femme reste valide, car elle n’a pas voulu cela.

Il y a un point qu’il faut noter : si l’homme rompt son jeûne par l’acte sexuel un jour de Ramadan, alors qu’il doit jeûner, cela entraîne cinq choses :

- Le péché

- L’obligation de jeûner le restant du jour

- L’invalidité de son jeûne

- La compensation (Qadhâ)

- L’expiation (Kaffârah)

Il n’y a aucune différence entre le fait qu’il connaisse ce qui lui incombe suite à cet acte ou qu’il l’ignore. C'est-à-dire que si l’homme a un rapport sexuel pendant une journée de Ramadan, alors que le jeûne lui est obligatoire, mais qu’il ignore que l’expiation lui est obligatoire, alors les points précédents s’appliquent quand même, car il a voulu faire cet acte qui annule le jeûne. Et le fait qu’il ait voulu le faire lui impose les règles qui en découlent. Abû Hurayrah rapporte qu’un homme est venu voir le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) et a dit : « Ô Messager d'Allah ! Je suis perdu ! » Il dit : « Et qu’est-ce qui t’a perdu ? » Il dit : « J’ai eu un rapport sexuel avec mon épouse pendant Ramadan alors que je jeûnais. » Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lui ordonna alors une expiation, alors que cet homme ne savait pas qu’il devait une expiation. Et nous disons « alors que le jeûne lui est obligatoire » afin d’exclure le voyageur qui jeûne pendant Ramadan et qui a un rapport avec son épouse, dans ce cas l’expiation ne lui est pas obligatoire. Par exemple, un homme voyage avec son épouse pendant Ramadan, et tous deux jeûnent, puis ils ont un rapport sexuel, dans ce cas l’expiation ne lui est pas obligatoire, car le jeûne n’est pas obligatoire pour le voyageur qui peut choisir de compléter son jour de jeûne, ou de rompre et de compenser ce jour.


Source : Fatâwâ Arkân Al-Islâm, p.469-475

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:50

Lecture du Qur'an pendant Ramadan

 

 

Shaykh 'Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan

 

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Abû Umama (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Récitez le Qur'an, car en effet il viendra le Jour du Jugement comme un intercesseur pour les siens (ceux qui le lisent, le retiennent et le mettent en application). » [1]

 

 

 

Ce hadith indique les vertus de réciter le Qur'an, la grandeur de sa récompense et qu'il intercédera pour ses détenteurs le Jour du Jugement pour leur entrée dans le Paradis.

 

 

 

Nawas Ibn Sam'an (radiallahu ‘anhu) a rapporté: « J'ai entendu le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) dire : « Le Qur'an sera amené le Jour du Jugement comme les gens qui le mettaient en application. Sourate Al-Baqara et Al-'Imran s'approcheront alors d'eux. » Le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) les a assimilées à trois exemples, que je n'ai pas oublié ensuite. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Comme s'ils étaient deux nuages ou deux voiles noirs sombres avec de la lumière entre eux deux ou comme deux masses d'oiseaux tendant leurs ailes en l’air, invoquant pour celui qui les a récitées. » [2]

 

 

 

'Abdullah Ibn 'Amr (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Le jeûne et le Qur'an intercéderont pour le serviteur le Jour du Jugement. Le jeûne dira : « Seigneur, je l'ai éloigné de la nourriture et de la boisson, permets-moi d'intercéder pour lui. » Et le Qur'an dira : « Je l'ai empêché de dormir la nuit, permets-moi d'intercéder pour lui. » Donc on leur permettra d'intercéder. » [3]

 

 

 

Donc, il est essentiel pour le jeûneur de beaucoup réciter le Qur'an pendant ces jours bénis et nuits honorables. En effet, il y a une vertu spéciale dans l'abondance des récitation en ces jours, qui n'est pas trouvée un autre mois. Il doit profiter de la noblesse du temps pendant ce mois, dans lequel Allah a révélé le Qur'an.

 

 

 

Il y a un mérite spécial à la récitation du Qur'an pendant les nuits de Ramadan. En effet, la nuit met fin aux occupations des affaires quotidiennes, l'enthousiasme est réveillé et le cœur et la langue plus aptes à réfléchir. Et Allah est celui en qui nous cherchons l'aide.

 

 

 

Il est rapporté que Jibril (‘alayhi salam) rencontrait le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) chaque nuit de Ramadan et ils étudiaient le Qur'an ensemble. [4] Donc, si faire du dhikr (rappel d'Allah) était meilleur que le Qur'an ou égal à cela (dans ces nuits), ils l'auraient fait tout le temps ou à certains moments alors qu’ils se rencontraient constamment pour cette occasion.

 

 

 

Ainsi, ce hadith illustre la préséance d'étudier le Qur'an pendant Ramadan et de se réunir pour cette occasion, de même que de se tourner vers celui qui est plus fort dans sa mémorisation.

 

 

 

Les prédécesseurs de cet Umma récitaient constamment le Qur'an pendant Ramadan. Et quand ils jeûnaient, ils s’asseyaient dans les masajid et disaient : « Nous préserverons notre jeûne et ne médiront personne. »

 

 

 

Ils récitaient le Qur'an dans leur prière et en dehors. 'Uthman (radiallahu ‘anhu) achevait la récitation du Qur'an une fois par jour. Et certains Salaf l'achevaient pendant leur qiyam de Ramadan en trois nuits. Certains d'entre eux le faisaient en sept jours et d’autres en dix jours.

 

 

 

As-Shafi'i achèverait le Qur'an soixante fois pendant Ramadan, en le récitant en dehors de la prière. Al-Aswad récitait tout le Qur'an en deux nuits de Ramadan. Qatada complétait toujours le Qur'an en sept jours. Il le faisait en trois jours pendant Ramadan et pendant les dix derniers jours, il le faisait chaque nuit. Leurs narrations concernant cela sont célèbres.

 

 

 

Al-Hafidh Ibn Rajab (rahimahullaah) a dit : « L’interdiction de réciter le Qur'an en moins de trois jours (comme exposé dans un hadith) a seulement été mentionnée en ce qui concerne ce qui doit être fait sur une base normale. Quant aux temps spécifiques qui sont vertueux, comme le mois de Ramadan et particulièrement les nuits dans lesquelles la nuit d'Al-Qadr est cherchée. Ou des lieux vertueux, comme Makkah pour celui qui y vient sans y résider, alors il est recommandé de beaucoup réciter le Qur'an en ces temps et lieux, en cherchant leurs mérites. Ceci est l'avis d'Ahmad, Abu Ishaq et d'autres savants. Et les actions d'autres indiquent ce qui a été exposé précédemment. » [5]

 

 

 

La personne récitant le Qur'an doit observer les comportements appropriés à la récitation. Parmi lesquels: faire son intention sincèrement pour Allah, réciter en état de pureté, employer le Siwak et réciter en réfléchissant à sa signification et en étant totalement conscient. Allah dit :

 

 

 

« un Livre, que Nous vous avons révélé afin que ses versets soient pesés, afin que les gens doués de compréhension se rappellent. »

 

 

 

Aussi, parmi les comportements de la récitation est que l'on n'arrête pas sa récitation pour parler à quelqu'un. En effet, de nombreuses personnes assises pour réciter le Qur'an arrêtent leur récitation et parlent à leurs voisins. Ce n'est pas approprié puisqu'il se détourne de la récitation sans une raison valable.

 

 

 

Et celui qui récite doit agir sur le Qur'an, rendre permis son halal et interdire son haram, pour que le Qur'an puisse être une preuve pour lui le Jour du Jugement et intercéder pour lui pour l'entrée aux jardins du bonheur.

 

 

 

 

 

Notes de bas de page :

[1] Sahih Muslim

 

[2] Rapporté par Muslim (804)

 

[3] Sahih Musulman (804) [

 

[4] Al-Bukhari (1/30) et Muslim (2308)

 

[5] Lata'if-ul-Ma'arif : pg. 102-103

 

 

 

 

 

Article tiré du site al-manhaj.com

 

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg.63-65)

 


Traduit en français par les salafis de l’Est

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 11:01

Sachons accueillir Ramadan.

 

 

Shaykh Al-‘Uthaymîn

 

 

 

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Question : Quelle est la sagesse derrière l’obligation du jeûne ?


Réponse : Si nous lisons la Parole d’Allah « Ô vous les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, pour que vous atteigniez la piété » (Al-Baqarah : 123), nous voyons quelle est la sagesse dans l’obligation du jeûne, et c’est d’atteindre la piété (taqwâ) et d’adorer Allah. At-Taqwâ consiste à délaisser ce qui est interdit, et plus généralement elle englobe le fait d’accomplir ce qui est ordonné et de laisser ce qui est interdit. Le Prophète a dit : « Celui qui ne laisse pas le mensonge, sa mise en pratique et l’ignorance, Allah n’a pas besoin qu’il laisse sa nourriture et sa boisson. » (Al-Bukhârî). Cela confirme l’ordre pour le jeûneur d’accomplir les obligations et de s’éloigner des choses interdites, paroles et d’actes. Il ne doit pas calomnier les gens, mentir, chercher à causer des différents entre eux, réaliser de ventes illicites, et s’éloigner de tous les interdits. S’il fait cela durant tout le mois, son âme se rectifiera pour le restant de l’année.

Mais il est regrettable de voir que la plupart des jeûneurs ne font pas la différence entre leurs jours de jeûne et leurs jours de rupture. Ils restent sur leurs habitudes de délaissement des obligations, d’accomplissement des interdits. On ne voit même pas qu’ils jeûnent, et bien que ces choses n’annulent pas le jeûne, elles en diminuent la récompense, et il se peut même (que leur poids) dépasse celui de la récompense du jeûne, et ainsi ils en perdront la récompense.


Question
 : Quel est le comportement à adopter pendant le jeûne ?


Réponse
 : Fait partie du bon comportement à adopter pendant le jeûne : le fait de craindre Allah en accomplissant Ses ordres et en s’éloignant de Ses interdits, d’après Sa Parole : « Ô vous les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, pour que vous atteigniez la piété » et la parole du Prophète a dit : « Celui qui ne laisse pas le mensonge, sa mise en pratique et l’ignorance, Allah n’a pas besoin qu’il laisse sa nourriture et sa boisson. »

aussi partie du bon comportement le fait de donner beaucoup l’aumône, d’être bon (obéissant envers ceux qui ont autorité sur nous), d’être bienfaisant envers les gens. Surtout pendant Ramadan, car le Prophète était le plus généreux des hommes, et il était plus généreux encore pendant Ramadan, lorsqu’il rencontrait Jibrîl qui lui enseignait le Coran (Al-Bukhârî).

Aussi, le fait de s’éloigner de ce qu’Allah a interdit comme mensonge, insulte, tricherie, tromperie, regard interdit, écoute interdite, et d’autres choses encore parmi les actes interdits dont le jeûneur et les gens (en général) doivent s’éloigner, mais plus encore pour le jeûneur.

Aussi, le fait de prendre le repas de fin de nuit (sahûr), et de le repousser au dernier moment, d’après la parole du Prophète : « Prenez le sahûr car il contient une bénédiction. » (Al-Bukhârî, Muslim).

Aussi, le fait de rompre avec des dattes fraîches, s’il n’en trouve pas alors des dattes sèches, et s’il n’en trouve pas alors avec de l’eau. Et qu’il se presse de rompre le jeûne dès que le coucher du soleil est confirmé ou qu’il pense fortement qu’il est couché, d’après la parole du Prophète : « Les gens ne cesseront d’être dans le bien tant qu’ils se presseront de rompre le jeûne… » (Al-Bukhârî, Muslim). 

 

Source : Fatâwâ Arkân Al-Islâm p.451/485-486

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 10:54

Le jeûne du mois de Sha’bân

 

 

Shaikh Al-‘Uthaymîn

 

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Question : Quel est le jugement sur le fait de jeûner pendant le mois de Sha’bân ?

Réponse
 : Jeûner pendant le mois de Sha’bân est une Sunna, de même qu’il est Sunna d’en jeûner la plus grande partie, au point que ‘Aishah a dit : « Je ne l’ai pas vu jeûner plus que pendant le mois de Sha’bân. » (Al-Bukhârî). En raison de ce hadith, il convient de beaucoup jeûner pendant le mois de Sha’bân.

Les savants ont dit : le jeûne du mois de Sha’bân est semblable aux prières surérogatoires accompagnant les prières obligatoires. Il est semblable à une introduction au mois de Ramadhân et un acte surérogatoire accompagnant le mois de Ramadhân. C’est pour cette raison que le jeûne est prescrit pendant le mois de Sha’bân. De la même manière, le jeûne de six jours pendant le mois de Shawwâl a été prescrit, comme un acte surérogatoire avant et après l’acte obligatoire. Le jeûne pendant le mois de Sha’bân contient un autre profit qui est d’établir et de  préparer l’âme au jeûne, afin qu’elle soit prête à jeûner le mois de Ramadhân, et que son accomplissement lui soit aisé.

Source : Fatâwâ Arkân Al-Islâm, n°443.
Traduit par les Salafis de l’Est

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 15:51

Conseils pour Ramadan


 

Shaykh Ibn Bâz

 

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De ‘Abdul ‘Aziz Ibn Baz à celui qui le lira parmi les musulmans, qu’Allah me fasse emprunter, ainsi qu’à eux, le chemin de la foi, et qu’Il m’accorde, ainsi qu’à eux, la compréhension de la Sunna et du Coran. Amîn. Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous, ainsi que Sa bénédiction. Ceci dit :

Ceci est conseil concis sur la vertu du jeûne et de la prière de la nuit du mois de Ramadan, et la vertu de s’empresser à accomplir des œuvres pieuses, et un éclaircissement de quelques règles importantes qui pourraient échapper à certaines personnes.

Il a été authentifié du messager d’Allah (salallahu’ alayhi wasalam) qu’il annonçait à ses compagnons la venue du mois de ramadan, et les informait que pendant ce mois étaient ouvertes les portes de la miséricorde et du paradis, que les portes de l’enfer étaient fermées et les diables enchaînés.

Il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Lors de la première nuit de Ramadan, les portes du paradis sont ouvertes et on n’en ferme aucune, et les portes de l’enfer sont fermées et on n’en ouvre aucune, et les diables sont enchaînés. Un héraut appelle : « ô toi qui veut le bien, avance, ô toi qui veut le mal, recule ». Et Allah a des affranchis de l’enfer. Et ceci chaque nuit. »

Et il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Le mois de ramadan vous est venu, mois de bénédiction de laquelle Allah vous couvre pendant celui-ci, la miséricorde descend et les péchés cessent, l’invocation est exaucée. Pendant ce mois, Allah observe votre concurrence dans l’accomplissement des bonnes actions  et s’en vante auprès de Ses anges. Montrez à Allah lequel parmi est le meilleur en bonnes actions, et certes le perdant est celui qui est privé (pendant ce mois) de la miséricorde d’Allah. »

Et il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie les nuits de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie la nuit d’Al-Qadr avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés. »

Et il dit (salallahu’ alayhi wasalam) : « Allah Tout Puissant dit : Toute (bonne) action du fils d’Adam est pour lui, elle est multipliée de dix à sept cent fois, sauf le jeûne car Il est à Moi et c’est moi qui le récompense. Il (le jeûneur) abandonne pour Moi son désir et sa nourriture. Le jeûneur a deux joies : l’une lorsqu’il rompt le jeûne, l’autre lorsqu’il rencontre son Seigneur. Et certes, l’haleine du jeûneur est plus agréable auprès d’Allah que l’odeur du musc. »

Et les hadiths sur les vertus de Ramadan, de passer ses nuits en prière et du jeûne sont très nombreux.

Il convient au croyant qu’il profite de cette occasion qu’Allah lui a accordé d’atteindre le mois de Ramadan. Donc, il s’empresse vers l’obéissance, s’éloigne des mauvaises actions et s’efforce d’accomplir ce qu’Allah lui a rendu obligatoire, surtout les cinq prières car elles sont le pilier de l’islam et les obligations les plus importantes après les deux attestations. Il est obligatoire à chaque musulman et musulmane de les préserver et des les accomplir en leurs temps avec recueillement et quiétude.

Et parmi les obligations (de la prière) les plus importantes, pour les hommes, est de les accomplir en congrégation dans les maisons d’Allah, dans lesquelles Allah a permis qu’on évoque Son nom, comme Il dit : « Et accomplissez la prière, et acquittez la Zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent » [sourate Al-Baqarah : 43]

« Soyez assidus aux prières et surtout la prière médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité »
[sourate Al-Baqarah : 238]

« Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière, qui se détournent des futilités, qui s’acquittent de la Zakât, et qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n’est avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs; et qui veillent à la sauvegarde des dépôts confiés à eux et honorent leurs engagements, et qui observent strictement leur prière. Ce sont eux les héritiers, qui hériteront le Paradis pour y demeurer éternellement»
[sourate Al-Mu’minun : 1-11]

Et le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Le pacte entre nous et eux est la prière, celui qui l’abandonne a mécru. »

Et l’obligation la plus importante après la prière est l’acquittement de la zakat, Comme Allah Tout Puissant dit : « Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la prière et d’acquitter la Zakât. Et voilà la religion de droiture » [sourate Al-Bayinah : 5]

 
« Accomplissez la prière, acquittez la Zakât et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde » [sourate An-Nur : 56]

Le Livre d’Allah et la Sunna de Son prophète montrent que celui qui ne s’acquitte pas de la zakat sur ses biens sera châtié par cela le Jour de la Résurrection.

Et la chose la plus importante après la prière et la zakat est le jeûne du mois de Ramadan qui est un des cinq piliers de l’islam cités dans la parole du prophète : « L’islam est bâti sur cinq : l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est le messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la Zakat, le jeûne de Ramadan et le pèlerinage. »

Il est obligatoire au musulman de préserver son jeûne et sa prière de nuit de tout ce qu’Allah lui a interdit comme paroles et actes, car ce qui est visé par le jeûne est l’obéissance à Allah, la glorification de Ses interdits, et le jihad de l’âme contre ses passions dans l’obéissance à Son Maître, afin de la forger à la patience sur ce qu’Allah a interdit. Et le but n’est pas seulement de délaisser la nourriture et la boisson et toute autre chose qui annule le jeûne, ainsi il a été authentifié que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Le jeûne est un bouclier, si l’un de vous jeûne qu’il ne tienne pas de propos obscènes et ne crie pas, et si quelqu’un l’insulte ou l’importune, qu’il dise : Je jeûne. » Et il a été authentifié qu’il a dit : « Celui qui ne laisse pas le mensonge et sa pratique et l’ignorance, Allah n’a pas besoin qu’il laisse sa nourriture et sa boisson. »

On sait d’après ces textes et d’autres que le jeûneur doit prendre garde à tout ce qu’Allah lui a interdit et préserver tout ce qu’Allah lui a rendu obligatoire. De cette façon, on espère pour lui le pardon, l’affranchissement du feu et l’acceptation de son jeûne et de sa prière de nuit.

Et il est des choses qui peuvent échapper à certains, parmi lesquelles :

Il est obligatoire au musulman de jeûner avec foi et espoir en la récompense, non par ostentation, ni par suivi des gens, de sa famille et du pays. Mais il faut que ce qui l’amène au jeûne soit sa foi qu’Allah le lui a rendu obligatoire, et qu’il espère la récompense auprès de son Seigneur pour cela. De même pour la prière de nuit du mois de Ramadan, le musulman doit l’accomplir avec foi et en espérant la récompense de son Seigneur, pas pour une autre raison. C’est pour cela que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie les nuits de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie la nuit d’Al-Qadr avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés. »

Et parmi les règles qui peuvent échapper à certains :

Ce qui peut atteindre le jeûneur comme blessure, saignement de nez, vomissement ou remontée gastrique involontaire…Toutes ces chose n’annulent pas le jeûne, par contre pour celui qui s’est fait vomir cela annule son jeûne, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Celui qui vomit n’as pas à compenser le jeûne, et celui qui se fait vomir doit compenser le jeûne »

Et parmi ceci : ce qui peut arriver au jeûneur comme retardement du ghusl (grandes ablutions) jusqu’au fajr. Et ce qui peut arriver à certaines comme retardement du ghusl après les menstrues ou les lochies, jusqu’après le lever du fajr. Si la femme voit qu’elle est de nouveau en état de pureté avant le fajr, il lui est obligatoire de jeûner, et il n’y a pas de mal à retarder le ghusl jusqu’à l’arrivée du fajr, mais elle ne doit pas le retarder jusqu’au lever du soleil, au contraire elle doit se purifier et prier avant le lever du soleil. De même pour celui qui est état d’impureté majeure (après un rapport sexuel ou une éjaculation), il ne doit pas retarder le ghusl jusqu’après le lever du soleil, mais il doit se purifier et prier le fajr avant le lever du soleil. Et l’homme doit se presser de le faire afin de pouvoir accomplir la prière du fajr en congrégation.

Et parmi les chose qui n’annulent pas le jeûne : La prise de sang et l’injection non nutritive, mais le fait de le repousser jusqu’à la nuit est prioritaire et meilleur, si cela est possible, d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Laisse ce qui te jette dans le doute pour ce qui ne t’y jette pas. » Et sa parole : « Celui qui délaisse les ambiguïtés  a préservé sa religion et son honneur. »

Et parmi les choses dont le jugement échappe à certains : l’absence de quiétude dans la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire, les hadiths authentiques du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) montrent que la quiétude est un pilier de la prière, sans laquelle la prière n’est pas valide. Et la quiétude est le calme (l’immobilité) dans la prière et le recueillement et l’absence d’empressement, jusqu’à ce que chaque vertèbre revienne à sa place. De nombreuses personnes prient pendant Ramadan la prière du Tarawih sans réfléchir (sur le sens des versets) et sans quiétude, au contraire ils picorent, et la prière accomplie de cette façon est nulle, et celui qui l’accomplit est pécheur et n’est pas récompensé.

Et parmi les choses dont le jugement peut échapper à certains : L’opinion de certains qu’il n’est pas permis de prier moins de vingt raka’at pour tarawih, et l’opinion de certains qu’il n’est pas permis de prier plus que onze ou treize raka’at, et toutes ces opinions sont déplacées, et elles sont une erreur qui contredit les preuves.

Les hadiths authentiques du messager d’Allah montrent qu’il y a une certaine largesse pour la prière de la nuit, il n’y a pas de limite définie qu’il n’est pas permis de dépasser. Au contraire, il a été authentifié que le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) priait onze raka’at pendant la nuit, et il a pu en prier moins pendant Ramadan ou en dehors. Lorsqu’il a été interrogé sur la prière de la nuit, il a dit : « Deux par deux, et si l’un d’entre vous craint que le Subh n’arrive qu’il prie une raka’a qui rendra impair ce qu’il a prié. » (Unanimement reconnu authentique)

Et il n’a pas précisé un nombre de raka’at, ni pendant Ramadan ni en dehors, c’est pourquoi les compagnons, à l’époque de ‘Umar, ont parfois prié vingt-trois raka’at, et d’autres fois onze raka’at, tout ceci a été authentifié de ‘Umar et des compagnons à son époque.

Certains Salaf priaient pendant Ramadan trente-six raka’at et en ajoutaient trois pour le witr, d’autres priaient quarante et une raka’at, shaykh Al-islam Ibn Taymiyyah et d’autres ont rapporté ceci des gens de science, et comme il l’a rappelé, il y a une certaine largesse dans cette question, et il a également rappelé qu’il est meilleur pour celui qui allonge la récitation, l’inclination et la prosternation, de réduire le nombre (de raka’at), et pour celui qui raccourci la lecture, l’inclination et la prosternation, d’augmenter le nombre (de raka’at). Et ceci est le sens de sa parole.

Et celui qui médite sur la Sunna verra qu’il est meilleur de prier onze ou treize raka’at, pendant Ramadan ou en dehors, car c’est là que s’est arrêté l’acte du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) la plupart du temps. Et c’est ce qui est moins contraignant pour les musulmans et plus proche du recueillement et de la quiétude. Et il n’y a pas de mal à rajouter (dans le nombre de raka’at), cela  n’est pas détesté, comme il a précédé.

Il est préférable, pour celui qui prie avec l’imam la prière de nuit de ramadan, qu’il ne s’en aille qu’avec l’imam, d’après la parole du prophète : « Si l’homme prie avec l’imam jusqu’à ce qu’il parte, on lui écrit la prière d’une nuit (entière). »

Et il est légiféré à l’ensemble des musulmans de faire des efforts dans les différentes adorations dans ce mois béni parmi les prières surérogatoires, la lecture du Coran avec contemplation et réflexion, l’augmentation dans le Tasbîh (Subhannallah), Tahlîl (La ilaha illallah), Tahmîd (Al-Hamdu lillah), Takbîr (Allah Akbar), la demande du pardon, les invocations légiférées, ordonner le bien, réprouver le mal, appeler à Allah Tout Puissant, aider les pauvres et les indigents, faire des efforts dans l’obéissance aux parents, honorer les liens de parenté, s’occuper de son voisin , visiter le malade, et d’autres choses encore parmi les types de bonnes actions. Ceci d’après la parole du prophète (salallahu’ alayhi wasalam) citée précédemment : « Pendant ce mois, Allah observe votre concurrence dans l’accomplissement des bonnes actions  et s’en vante auprès de Ses anges. Montrez à Allah lequel parmi est le meilleur en bonnes actions, et certes le perdant est celui qui est privé (pendant ce mois) de la miséricorde d’Allah. » Et d’après ce qu’on rapporte de lui : « Celui qui accomplit (pendant Ramadan) un acte parmi les actes de bien est comme celui qui a accomplit une obligation en dehors (du mois de Ramadan), et celui qui accomplit une obligation est comme celui qui en accomplit soixante-dix en dehors (du mois de Ramadan). » Et sa parole dans le hadith authentique : « Une ‘Umra accomplit pendant Ramadan est comme (la récompense) d’un hajj –ou il a dit- d’un hajj en ma compagnie. »

Et les hadiths et les narrations qui montrent cet empressement et concurrence dans les différents types de bonnes actions pendant ce noble mois sont nombreux.

Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde, ainsi qu’à tous les musulmans, tout ce qu’il contient comme agrément, et qu’Il accepte notre jeûne et notre prière, et qu’Il améliore nos situations et nous fasse revenir des égarements des tentations, comme nous Lui demandons, gloire à Lui, qu’il améliore les gouverneurs des musulmans, et qu’Il réunisse leurs paroles sur la vérité, Il est certes Celui qui possède cela et Celui qui en est capable.

Wasalamu alaikoum wa rahmatullahi wa barakatuh

Source : Risâlatân Mawjiztân fi Az-Zakât wa As-Siyâm
Traduit par les salafis de l’Est

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